Il est maintenant clair que les biofilms dans les drains représentent un risque important en milieu de soins de santé alors qu’ils peuvent être responsables de nombreuses infections. Néanmoins, la majorité des institutions sont encore réticentes à l’idée d’investir dans l’entretien préventif et régulier des drains sous prétexte qu’il s’agit d’une dépense qu’elles ne peuvent se permettre, alors que les coûts des traitements préventifs sont infimes comparativement à ceux que représentent une infection nosocomiale ou une épidémie. Le défi est donc de faire comprendre qu’à court terme, investir dans la prévention nécessite certes de débourser certains frais, mais qu’à long terme, cet investissement se traduit par une diminution colossale de frais, puisque l’éclosion d’une épidémie génère des coûts directs et indirects beaucoup plus élevés pour l’ensemble du système de santé.

Le procédé Bioassure, premier et seul homologué par Santé Canada contre les bactéries dans les biofilms, a été créé afin d’éliminer les suppositions et les approximations et d’obtenir des résultats précis et mesurables en contrôlant les bactéries qui se cachent dans les biofilms dans les drains de même que le risque d’infection provenant des biofilms dans les drains.

Coûts directs

La grande majorité des coûts attribuables aux infections découlent des frais associés à la prolongation de l’hospitalisation d’un patient :

  • Soins infirmiers, traitements et médicaments
  • Mesures d’isolement
  • Tests en laboratoire
  • Mesures de précaution additionnelles : port de gants, de blouse et de masque (ÉPI)
  • Buanderie
  • Produits de nettoyage et de désinfection
  • Personnel surnuméraire (infirmières, médecins, préposés aux bénéficiaires, techniciens, personnel d’entretien, etc.

 Coûts indirects

Plusieurs coûts indirects sont également reliés au prolongement de l’hospitalisation d’un patient :

  • Perte de revenus provenant des chambres privées attribuées aux patients en isolation: une fermeture de lits a une incidence sur le financement de l’établissement puisque des lits ne sont pas disponibles pour des patients qui auraient payé pour une chambre individuelle.
  • Coûts de mobilisation du comité de gestion des épidémies: Les multiples réunions d’un comité responsable de la gestion de l’infection représentent un investissement de temps important en plus de réduire la disponibilité des membres du comité auprès des patients (coûts de productivité) qui se traduiront en heures supplémentaires.

Il n’y a donc pas de risque à prendre puisque l’éclosion d’une épidémie, en plus de réduire l’accessibilité aux soins hospitaliers en accroissant la durée des séjours, engendre des coûts exorbitants (on parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars par semaine), tant pour les établissements de santé que pour la société. Cet argent est en quelque sorte jeté par les fenêtres, alors qu’il est clair qu’il serait moins coûteux et surtout moins risqué d’investir dans une stratégie de prévention : matériel spécialisé, nettoyage préventif, programme d’hygiène des mains, formation du personnel et nouveau mobilier (sans fissures pouvant loger des bactéries).