Le magazine virtuel du Groupe Sani Marc

N’oublions pas de remercier notre concierge!

J’enseigne présentement à ma plus jeune comment conduire. Il y a deux ans c’était le tour de ma grande et bien entendu j’ai oublié comment m’y prendre, les complexités des codes de la route. Je pense que c’est un peu comme un accouchement. La naissance nous fait oublier les douleurs. Je vis dans un charmant petit patelin là où les transports publics sont presque inexistants – et conduire n’est ni un luxe ni un privilège, c’est une nécessité. Si vos enfants savent conduire, c’est l’indépendance tant pour les parents que pour les enfants.

Je trouve que le plus difficile c’est de ne pas savoir comment expliquer les manoeuvres, car je ne suis pas un instructeur de conduite qualifié. Même si elle a pris des leçons de conduite avec une école de conduite professionnelle, elle doit pratiquer pour obtenir le niveau de compétence et la confiance nécessaires pour être en mesure de conduire seule. Ses techniques et sa confiance s’améliorent de jour en jour. Je conduis depuis plus de 30 ans, mais je ne sais pas comment expliquer ce qu’il faut faire pour reculer pour garer la voiture en parallèle, comment cramper les roues ou comment expliquer quand il faut céder le passage. Ca fait tellement longtemps que je le fais machinalement, sans y penser.

Enseigner à quelqu’un comment conduire m’a permis de retourner aux sources, aux principes fondamentaux de la conduite. Comme tout conducteur de mon âge, j’ai pris quelques mauvaises habitudes au fil des ans. Les cours de conduite que je donne à ma fille me permettent de modifier mon comportement au volant. Maintenant, je tiens le volant avec mes deux mains, les bras fléchis, à 2h et 10h, et je vérifie toujours l’angle mort lorsque je change de voie. Qu’est-ce qui m’a fait changer mes habitudes? J’ai repensé aux conséquences possibles de ne pas respecter les code de la route, et que la sécurité routière est la responsabilité de ceux et celles qui sont au volant.

Le personnel chevronné des services environnementaux éprouvent les mêmes symptômes. Ils nettoient depuis tellement longtemps qu’ils oublient l’importance des subtilités de leurs tâches afin d’obtenir les résultats escomptés. Il faut parfois des années pour apprendre «les trucs du métier» comme la façon de pousser correctement un aspirateur, comment dérouler ou enrouler le cordon, comment remplir un seau pour éviter qu’il y ait trop de mousse, comment enlever du chewing gum de la moquette, comment éviter les accumulations de saleté et de fini dans les coins et le long des plinthes, et comment enlever des taches d’eau dure , etc. Les nettoyeurs expérimentés peuvent reconnaître la complexité de l’entretien de n’importe quelle surface, relever n’importe quel défi et ils savent exactement quoi faire dans la majorité des cas. Ils font bien leur travail. Par contre, est-ce qu’ils se souviennent toujours de la technique?

On oublie souvent pourquoi et comment on accomplit une tâche. La mission des services environnementaux est de garder nos bâtiments propres et salubres. C’est toute une responsabilité – ils doivent nettoyer le bâtiment selon la norme prescrite en utilisant des protocoles de nettoyage qui favorisent la santé tout en minimisant l’impact que le processus de nettoyage peut avoir sur l’environnement! Tout cela doit être accompli, tout en respectant un budget. Pas facile!

La prochaine fois que vous passez en revue le protocole de nettoyage avec le personnel des services environnementaux, rappelez-leur que leur poste est important pour la santé de l’immeuble et ses occupants. Il est tout aussi important que les nettoyeurs sachent pourquoi ils doivent respecter les protocoles et les conséquences de ne pas le faire – que de les mémoriser. Et quand vous avez un moment, prenez le temps de remercier ces professionnels de la propreté pour l’excellent travail qu’ils font pour vous garder en santé!

En passant, ma fille a maintenant son permis de conduire!

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