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Vingt-cinq années dans l’industrie du nettoyage : tout un parcours!

Je me souviens de cette journée comme si c’était hier. Nous étions le 17 octobre 1988 et, ce matin-là, je devenais gestionnaire adjointe de produits chez G.H. Wood pour la gamme de produits chimiques de l’entreprise. Ces 25 dernières années ont passé tellement vite!

Certaines choses n’ont pas changé. M. Wood a démarré son entreprise en 1922 car les entreprises avaient besoin de nettoyer de manière à préserver la santé de leurs employés, et d’ainsi réduire les cas de maladie et l’absentéisme entraînant des coûts considérables. En investissant dans le nettoyage, les entreprises pouvaient donc réaliser des économies. Le message qui est véhiculé aujourd’hui est très semblable. Nous avons bien sûr des technologies, des outils et des produits chimiques différents, mais le principe de base affirmant que les bâtiments propres et sains offrent un bon rendement des investissements demeure valable. Entre 1920 et 1940, la propagation de la grippe dans les milieux de travail représentait une préoccupation majeure. En fait, elle a causé d’importantes pénuries de main-d’oeuvre. Un employé qui était atteint de la grippe pouvait rapidement entraîner la fermeture de plusieurs services. De nos jours, la liste des organismes pouvant se répandre dans un établissement ou une communauté s’allonge et elle comprend entre autres la grippe, les norovirus et le SARM, pour n’en nommer que quelques-uns. Ce qui n’a pas changé, c’est que la meilleure façon de contrôler et de prévenir leur propagation est de comprendre et d’appliquer les principes du nettoyage, de la désinfection et de l’hygiène des mains.

Penchons-nous d’abord sur l’évolution du nettoyage au cours des 25 dernières années. L’un des plus grands changements observés est la transformation des outils offerts pour effectuer le nettoyage. Les équipements pour le nettoyage des sols sont maintenant plus sécuritaires, plus ergonomiques et ils peuvent nettoyer davantage de pieds carrés par heure. Avec leurs meilleurs systèmes de filtration et leur conception améliorée, les aspirateurs et autres équipements pour l’entretien des tapis enlèvent et emprisonnent la poussière, les germes et la saleté de manière plus efficace. Les vadrouilles à tête plate en microfibres ont permis de considérablement réduire le poids des vadrouilles humides et l’effort physique nécessaire pour laver les planchers à l’aide de ces dernières. Ces nouveaux outils plus légers diminuent également les risques de microtraumatismes répétés ou de blessures musculo-squelettiques. Par ailleurs, les chiffons en microfibres permettent de ramasser la saleté et les germes au lieu de les disperser.

La désinfection des surfaces a aussi considérablement changé au fil des années. Dans la grande majorité des cas, les hôpitaux n’utilisent plus de phénol pour désinfecter les chambres au départ d’un patient. Pour éliminer les germes, nous ne nous contentons pas de vaporiser un désinfectant en espérant que la solution réussira à traverser la saleté afin d’atteindre les germes! Nous sommes maintenant conscients du fait que certains germes requièrent des technologies et des temps de contact particuliers pour que les taux de destruction promis soient atteints. Nous avons beaucoup de choix en matière de solutions désinfectantes. Le phénol et les désinfectants à base de pin ne sont presque plus utilisés. Aujourd’hui, les solutions désinfectantes possèdent des ingrédients actifs pouvant consister en de l’ammonium quaternaire, du peroxyde d’hydrogène, de l’hypochlorite de sodium, de l’alcool ou de l’acide peracétique, ou parfois en une combinaison de différentes technologies. Ce qui n’a pas changé, c’est que pour que la désinfection des surfaces puisse être effectuée, une personne en chair et en os doit encore appliquer la solution choisie correctement en utilisant un procédé, une fréquence de nettoyage et un outil qui sont adéquats. De plus, les utilisateurs doivent encore déchiffrer les allégations, lire les étiquettes et avoir une bonne compréhension des risques et des coûts encourus. Il y a 25 ans, le terme « organisme multi-résistant » n’était pas associé au nettoyage. Les termes « ERV », « SARM », « norovirus » et « C. difficile » ne faisaient pas partie de notre vocabulaire. De nos jours, il est important de connaître ces organismes et de comprendre le danger potentiel qu’ils représentent. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est l’arrivée des technologies de désinfection sans contact. Celles-ci permettront d’améliorer (sans toutefois remplacer!) les procédés actuels de désinfection et d’assurer que les surfaces soient exemptes de germes.

L’hygiène des mains a également évolué au cours des 25 dernières années. Je me souviens de l’époque à laquelle les désinfectants pour les mains n’existaient pas encore. Le savon en pain était utilisé dans de nombreux établissements et les distributrices de savon à mains en vrac étaient très populaires. Dans les bâtiments plus imposants, on installait souvent des distributrices de savon à mains approvisionnées par gravité qui étaient munies d’une pompe pour savon liquide ou en mousse. Ces systèmes brisaient fréquemment et ils étaient rarement nettoyés. Heureusement, nous comprenons aujourd’hui l’importance de nous laver les mains régulièrement afin de prévenir la propagation des maladies. La grande disponibilité des désinfectants pour les mains et l’excellente qualité des systèmes pour le lavage des mains contribuent à promouvoir le fait qu’une utilisation fréquente de ceux-ci permet de réduire les risques de contamination croisée et de maladie. La présence accrue de distributrices sans contact dans les salles de bain démontre également que les gens sont beaucoup plus conscients qu’auparavant de la façon dont les germes sont transmis d’une personne à une autre.

Toutefois, l’un des plus grands changements survenus consiste en l’augmentation de la présence de technologies vertes et durables. Il y a 25 ans, personne ne se souciait des répercussions que l’industrie du nettoyage avait sur l’environnement. Il y a 15 ans, lorsque les technologies écologiques sont apparues, les produits créés à partir de ces dernières étaient vus comme étant moins performants. Aujourd’hui, grâce aux programmes de certification écologique par tierces parties, les utilisateurs de produits certifiés écologiques ont la garantie d’avoir acheté des produits aussi efficaces et de qualité que les produits n’étant pas considérés comme écologiques. La liste des produits étant certifiés écologiques par une tierce partie ne cesse de s’allonger. Aujourd’hui, divers types de produits écologiques sont offerts. Il est notamment possible de se procurer une version écologique des essuie-mains, du papier hygiénique, des produits chimiques de nettoyage, des désinfectants, du savon à mains, des sacs à ordures, des articles en microfibres et divers autres équipements. Par ailleurs, de plus en plus de décideurs sont conscients que la façon de nettoyer est tout aussi importante que les produits utilisés pour réaliser le nettoyage lorsque l’objectif est de réduire les répercussions que peuvent avoir les procédés de nettoyage sur l’environnement.

D’importants progrès ont été réalisés pour améliorer la qualité de l’air intérieur avec la création d’équipements de nettoyage munis de meilleurs systèmes de filtration. Maintenant, les décideurs choisissent des équipements présentant des taux de filtration supérieurs, utilisent davantage de carpettes afin d’emprisonner la saleté et les particules à l’entrée de leur bâtiment et optent pour des produits de nettoyage peu parfumés ou inodores afin d’améliorer la qualité de l’air respiré par les occupants de leurs installations. Bien que les gens soient davantage sensibilisés au fait que l’air que nous respirons à l’intérieur a une grande influence sur notre santé et que nous passons 80 % de nos journées à l’intérieur, nous avons encore du chemin à faire avant que le grand public cesse d’associer la propreté aux senteurs et fragrances. En effet, on répète sans cesse aux consommateurs qu’ils doivent ajouter du parfum dans leurs espaces pour qu’ils soient considérés comme propres. Il faudra un certain temps avant que le grand public soit prêt à accepter que la propreté n’a pas d’odeur car encore aujourd’hui, beaucoup de gens associent une odeur à la propreté.

L’arrivée de technologies permettant d’accroître la productivité constitue un autre changement significatif survenu au sein de l’industrie. Il y a 25 ans, beaucoup d’établissements étaient nettoyés manuellement. Aujourd’hui, l’utilisation d’équipements mécanisés tels que les autorécureuses, aspirateurs, polisseuses et brunissoirs se justifie très bien puisque ces outils peuvent nettoyer davantage de pieds carrés à l’heure. De plus, les recherches se poursuivent afin de continuer à introduire sur le marché des outils et des équipements étant à la fois efficaces, polyvalents, ergonomiques et abordables. La conception d’outils supérieurs offrant une productivité accrue a permis de considérablement augmenter les standards de nettoyage de la plupart des établissements, et ces standards plus élevés ont eu une incidence positive sur bon nombre des centres de coûts des établissements. Pourtant, le nettoyage est encore de nos jours perçu comme un coût, et non comme un investissement. Les gens portent attention aux coûts engendrés par le nettoyage, sans s’intéresser au rendement que celui-ci peut procurer. Lorsque surviennent des compressions budgétaires, les opérations de nettoyage sont réduites, et ce, sans que les effets à long terme de cette décision aient été pris en considération. Ceci est en partie attribuable au fait qu’il est difficile de mesurer à quel point le nettoyage peut s’avérer rentable pour une entreprise. Avec l’arrivée de nouveaux outils et de nouvelles technologies sur le marché, espérons que davantage d’établissements, lors de l’évaluation du budget alloué au nettoyage, prendront aussi en considération les éléments suivants : la réduction du taux d’absentéisme, l’augmentation de la productivité, les économies d’énergie, la mise en valeur de leur image et la préservation de leurs biens. Ceux qui adopteront cette vision obtiendront une bien plus grande rentabilité des opérations de nettoyage que ces établissements qui continuent à voir le nettoyage uniquement comme un coût.

Il y a 25 ans, si quelqu’un m’avait dit que je passerais toute ma carrière dans l’industrie du nettoyage, j’aurais été très déçue. Aujourd’hui, je me considère privilégiée. Je suis fière de faire partie de cette industrie dynamique et fascinante, et j’ai bien hâte de voir ce que réserve l’avenir. Où en serons‑nous dans 25 ans?

 

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