Qui n’a jamais pris plaisir à manger des frites ou des croustilles sans aucun remords? La cuisson par friture est l’une des façons les plus anciennes et les plus populaires de préparer de la nourriture. La friture donne un goût, une couleur et une texture que nous aimons tant.

Bien sûr, un aliment frit n’est pas favorisé lorsqu’on parle d’aliments bons pour la santé. Depuis longtemps, les huiles partiellement hydrogénées ont été privilégiées dans l’industrie alimentaire pour leurs qualités de résistance à la chaleur et de stabilité dans le temps. Ce qui signifie que les huiles se dégradent très lentement, ce qui protège les qualités organoleptiques des aliments frits. Ces huiles sont en grande partie responsables de l’apparition des gras trans dans nos aliments. Or, depuis 2005, la teneur en gras trans doit être inscrite sur l’étiquette nutritionnelle des produits alimentaires au Canada.

Problèmes associés aux gras trans

Mais que reproche-t-on aux gras trans?

Un apport trop élevé de ce type de gras dans notre alimentation augmente le risque de développer des problèmes cardiovasculaires, notamment en faisant augmenter le mauvais cholestérol dans le sang. Dans la même catégorie, on entend souvent parler des gras saturés et des gras partiellement hydrogénés. Tous ont la réputation de faire augmenter les risques de problèmes cardiovasculaires.

La double liaison qui unit deux atomes de carbone dans une molécule d’acide gras peut exister sous deux formes. D’une part, on a les liaisons cis où les groupements fonctionnels sont situés du même côté, alors que d’une autre part, on a les liaisons trans où les groupements fonctionnels sont de part et d’autre de la double liaison. Ces deux formes sont dans les acides gras insaturés, mais du fait de leur conformation, leur comportement dans notre corps sera le même que les acides gras saturés.

Mais comment un gras insaturé peut-il devenir un gras trans?

En fait, les acides gras trans ont deux origines distinctes.  Les gras trans d’origine naturelle sont issus d’une transformation bactérienne des acides gras insaturés dans le premier estomac de la vache. C’est pourquoi on retrouve du gras trans dans les produits laitiers.

Cis bond

Naturellement dans les graisses animales, on retrouve surtout des gras saturés, on pensera au suif (issu du bœuf) et au saindoux (issu du porc), gras qui est sous une forme solide.

Les gras trans d’origine industrielle sont produits lors de processus de transformation des graisses, principalement par l’hydrogénation partielle des huiles, ce qui permet de solidifier les huiles végétales. Malheureusement, le phénomène d’hydrogénation des huiles utilisées en friture se produit simplement lorsque l’huile est chauffée à de très hautes températures à répétition. La désorganisation des chaînes d’acide gras cis deviennent trans sous l’effet de la chaleur. Les gras saturés industriels, quant à eux, ont été longtemps retrouvés dans les margarines. On hydrogénait complètement les huiles insaturées naturelles, ce qui avait pour effet de les solidifier. La réaction d’hydrogénation n’étant pas parfaitement complète, des liaisons trans se formaient. La margarine a donc longtemps été une source de gras trans.

Du côté américain, les industries alimentaires ont jusqu’en juin 2018 pour éliminer toute source de gras trans dans leurs produits. Au Canada, c’est en septembre 2018 que les gras trans seront bannis. Puisque ce sera une obligation ou tout simplement parce que les gras trans n’ont pas belle presse, l’industrie n’aura d’autre choix que de se tourner vers les huiles végétales, des gras dit non trans.

Le problème associé aux gras non trans

Pour faire de la friture, l’huile utilisée doit avoir une bonne résistance thermique. Les huiles riches en acides gras mono-insaturés et en Oméga-9 ont une bonne résistance thermique, un goût neutre, sont chères, mais sont aussi les moins utilisées. Par exemple, l’huile d’olive est composée à 75 % d’Oméga-9, alors que l’huile de canola en contient 62 %. Cette forme d’acide gras est d’ailleurs la seule à être produite naturellement par le corps humain, donc essentielle pour nous.

Les huiles riches en acides gras polyinsaturés, riches en Oméga-3 et Oméga-6 n’ont pas une bonne stabilité thermique, elles tendent à former des peroxydes qui raccourcissent la durée de vie des huiles lorsqu’elles sont chauffées. Par exemple, l’huile de maïs contient 57 % d’Oméga-3 et d’Oméga-6, alors que l’huile de soya en contient 54 %.

Les huiles contenant des Oméga-3 et des Oméga-6 sont responsables du gommage des friteuses et des convoyeurs. Le gommage est dû à la formation de polymère qui a pour conséquence d’augmenter la viscosité et donc de coller sur les surfaces des équipements. La polymérisation se produit lorsque l’huile est exposée à la chaleur et à l’oxygène sur une longue période. Les acides gras polyinsaturés possèdent plusieurs doubles liaisons qui sont brisées durant le processus de friture. Comme les acides gras insaturés commencent à se reformer en tant que solides, les surfaces de l’équipement qui entrent en contact avec l’huile et son brouillard sont recouvertes d’une boue collante.

L’accumulation d’huile polymérisée crée des défis de nettoyage importants et coûteux. Les nettoyants alcalins puissants traditionnels ne sont pas optimaux. Des produits chimiques mieux adaptés sont souvent nécessaires pour éliminer les polymères de la surface de l’équipement. Il en résulte en une main-d’œuvre plus importante pour le nettoyage.

La solution

Sani Marc a mis au point un produit, le TFF Gel, un dégraissant puissant en formule prêt à l’emploi. Ce dégraissant pénètre les dépôts tenaces de gras polymérisé. Il dégraisse rapidement et efficacement et augmente ainsi la productivité.