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Apprenez-en davantage sur l’usage des dégraissants dans l’industrie de la transformation agroalimentaire

Pour que les aliments produits demeurent salubres, il est essentiel de s’assurer que l’équipement de transformation agroalimentaire soit toujours propre. Afin d’y arriver, il faut détenir un bagage scientifique considérable, avoir d’excellentes capacités de résolution de problèmes et posséder un bon esprit d’équipe. Lucie Cherpozat, chargée de projets dans notre service du Support Chimie, met en pratique ces compétences pour apporter son aide à nos clients depuis 2020. Dans cette édition de « Vos questions entre bonnes mains », Lucie nous transmet des renseignements utiles à propos de l’utilisation de dégraissants dans le processus de nettoyage des usines agroalimentaires. 

Q. : À quel moment utilise-t-on un dégraissant durant le processus de nettoyage? De quoi faut-il tenir compte?

R. : Avant que le processus de nettoyage commence, nous faisons habituellement un prérinçage afin d’éliminer le plus de résidus possible. Ensuite, nous procédons au dégraissage pour faire disparaître les matières organiques. Pour nous assurer d’utiliser le bon produit dégraissant et le bon procédé, nous devons tenir compte des types de saleté, de surface et d’équipement à nettoyer, du budget du client et de l’environnement de travail. Nous voulons nous assurer que le produit que nous utilisons est compatible avec la surface ou l’équipement à nettoyer. 

Q. : Comment être certain que l’étape du dégraissage a été efficace?

R. : Vous pouvez le voir. Une surface sale aura un fini mat. Si de la graisse est encore présente, quand vous pulvériserez de l’eau sur la surface, l’eau perlera comme elle le fait sur un véhicule qu’on vient de cirer. Dans un système de nettoyage en place (NEP), nous surveillons la fluctuation des paramètres (pH, conductivité) jusqu’à ce qu’ils se stabilisent. La stabilisation se fera quand le savon cessera d’être consommé, ce qui indique qu’il n’y a plus de substances avec lesquelles il peut réagir et que toute la matière organique a été éliminée.  

Q. : Quels sont les principaux problèmes et défis auxquels on est confrontés quand on procède au dégraissage d’un équipement en usine agroalimentaire?

R. : Globalement, on fait face aux mêmes défis que pour les autres étapes de lavage. Voici un bon exemple : l’interdiction des gras trans au Canada a obligé les producteurs à passer aux huiles sans gras trans. Le problème, c’est que ces huiles laissent un résidu plus difficile à éliminer des surfaces que le gras animal. Nous avons donc dû créer un produit spécialement pour cela. 

Le temps alloué au nettoyage peut aussi représenter un défi. Par exemple, après le début de la pandémie, la demande pour les aliments prêts à manger a augmenté et ceci a entraîné une hausse des heures de production. Si un client qui produit habituellement en cycles de 6 heures, suivis d’une heure de nettoyage, fait passer sa production à 12 heures, mais maintient le nettoyage à une heure, nous devons nettoyer deux fois plus de saletés pendant la même durée; il faut alors s’adapter.  

Autre défi : les clients se soucient de plus en plus de leur consommation d’eau et examinent de plus près la concentration de contaminants contenue dans leurs eaux usées. Ces éléments deviennent alors une source de préoccupation pour nous aussi. Chaque fois que la conservation de l’eau est un enjeu, passer à la formule en gel représente une bonne approche. Le gel se rince plus facilement sur les surfaces; on utilise donc moins d’eau, ce qui signifie une diminution de la quantité d’eau contaminée qui est rejetée et une réduction du volume d’eau total utilisé pour l’étape du nettoyage.  

Q. : Est-ce qu’il est plus difficile de procéder au dégraissage dans certains types d’installations de l’industrie agroalimentaire? Et pourquoi?

R. : Pas vraiment, parce que les défis ne concernent pas nécessairement un facteur ou un ingrédient précis. Le degré de difficulté est le même dans tous les secteurs; il dépend en fait des installations de transformation du client, des procédés et équipements qu’il utilise, et de la main-d’œuvre dont il dispose. 

Q. : Y a-t-il différents types de dégraissants? Comment choisir celui qui répond à nos besoins? 

R. : Bien sûr! Nous proposons environ 40 dégraissants dans une grande variété de formats : des dégraissants moussants/non moussants, en gel, chlorés/non chlorés, à base de solvant, conçus pour le NEP et de créneau (ces derniers étant destinés à un secteur en particulier). Le choix du bon dégraissant est un travail d’équipe. Les représentants techniques et les gestionnaires de comptes recueillent le maximum d’information à propos du type de saleté et de l’équipement à nettoyer, de même que des besoins, des capacités et des limites du client. Par la suite, ils s’adressent à nous (le service du Support Chimie) afin que nous puissions faire une recommandation éclairée et personnalisée. 

Q. : Quand proposez-vous le produit en gel ou le produit en mousse?

R. : Nos gels et nos mousses n’ont pas nécessairement la même concentration de chlore ou d’acide; cela dépend donc du produit requis. Toutefois, si un produit en gel et un produit en mousse sont équivalents, nous encouragerons le client à opter pour le gel car il sera efficace et nécessitera moins d’eau, ce qui est plus avantageux pour le client.

Q. : Quels sont les trois dégraissants les plus populaires et dans quelles conditions faut-il les utiliser?

R. : II s’agit des produits suivants : Chloragel, Maximum et TFF Gel. Le Chloragel est constitué d’une formule oxydante puissante qui élimine rapidement les dépôts de sang, de protéines, d’huile et de graisses. Le Maximum, qui convient parfaitement au NEP, contient des agents séquestrants. Le TFF GEL, pour sa part, est capable de nettoyer les huiles sans gras trans et les résidus brûlés comme le caramel. 

Vous voulez en savoir plus sur la technologie gel? Consultez notre bulletin technique, disponible sur sanimarc.com